J'ai trouvé pertinent d'ajouter cette information à mon blog, en tant qu'entomologiste, car si les insectes nous fascinent par leurs modes de vie parfois incroyables et leurs adaptations incalculables, plusieurs d'entre nous en font aussi la récolte dans le but de les mettre en collection.
D'entrée de jeu, j'aimerais rappeler aux lecteurs qu'il existe en entomologie comme ailleurs un code d'éthique intrinsèque qui dicte certaines pratiques à celles et ceux qui aiment les insectes et désirent posséder leur propre collection. La récolte abusive d'individus est notamment à proscrire. Comme le disait Georges Brossard, fondateur de l'insectarium de Montréal et grand entomologiste Québécois, il est pratiquement impossible d'enrayer une espèce d'insecte par la simple récolte. Mais ceci étant dit, c'est le respect de la vie elle même qui pousse l'enthousiaste à ne récolter que ce dont il a besoin. Et les insectes ne sont pas à l'abri de la disparition de l'habitat!
Aussi, comme nous l'a montré l'histoire à plusieurs reprise, l'introduction de nouvelles espèces (et surtout d'insectes!) à eu des conséquences énormes sur les milieux d'accueil et leurs population indigènes. On a qu'à penser à la maladie Hollandaise de l'orme, à la spongieuse, etc., qui sont tous des problèmes apparus par l'intervention directe ou indirecte de l'homme. Ainsi, il est important de se rappeler que même si notre passion pour les insectes nous pousse à vouloir en posséder vivants ou morts, il y a toujours un risque pour l'environnement et les espèces locales lorsque nous en importons. Et ces menaces sont parfois invisibles, d'où le grand défi à convaincre les entomologistes et les voyageurs!
Finalement, il ne faut pas croire qu'un espèce venant d'ailleurs ne pourra jamais survivre dans nos climats plus nordiques. Les insectes sont d'entre tous les être vivants les plus répandus de la planète. Ils ont colonisé pratiquement tous les milieux et leur capacité à évoluer à toute allure les rend très performants en matière d'adaptation! Le principe de précaution est donc à prendre très au sérieux.
Les avertissements étant faits... passons au vif du sujet. Après avoir fait plusieurs recherches et obtenus plusieurs avis, j'ai finalement pu obtenir l'information concernant l'importation d'insectes morts au Québec (loi canadienne). Sachez, donc, qu'en date d'aujourd'hui, l'importation d'insectes morts est tout à fait légale et ne fait l'objet d'aucune restriction.
Les exigences à l'importation pour les produits couverts par l'ACIA peuvent être consultées grâce au système de référence à l'importation:
http://www.inspection.gc.ca/vegetaux/importations/sari/fra/1300127512994/1300127627409
Dans le cas des insectes, voici le code de règlement :
051199016199 Insectes et autres organismes (mort).
La règle appliqué est :
Recommandations à l'ASFC / Les exigences de documentation et d'enregistrements - Approuvé
Au final, cela signifie que l'importation est permise. Par contre, pour les insectes vivants, il existe d'autres règles et généralement, il faut bel et bien un permis pour pouvoir le faire légalement. Voici la liste des organismes pouvant être importés vivants sans permis :
http://www.inspection.gc.ca/vegetaux/protection-des-vegetaux/importations/organismes/fra/1343315732659/1343363771737
Donc, j'espère que cette information vous sera utile comme elle l'a été pour moi, et surtout, gardez bien en tête les risques reliés à l'importation lors de vos projets!

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