mardi 28 mai 2013

Les blattes de moins en moins aimables!

C'est un fait : même si elle ne piquent pas, ne donne pas forcément de maladies ou n'occasionnent pas d'odeur, les blattes sont certes parmi les insectes les plus détestés, signe de malpropreté dans la maison et réputées habiter les endroits insalubres.

Mais voilà que la théorie de l'évolution de Darwin s'en mêle pour rendre ces hexapodes encore plus désagréable aux yeux des détracteurs du grand ordre des blattodea (ou blattaria). En effet, comme les insectes se reproduisent très rapidement et donc, transmettent rapidement à leurs descendants les changements évolutifs dont ils sont la cible, à force de vouloir empoisonner les blattes avec nos appâts sucrés, certaines populations de blattes ont développé rien de moins qu'une aversion pour le sucre!  L'article qui suit contient un vidéo fort intéressant qui démontre la différence entre deux groupes de blattes (un sauvage, l'autre élevé ou du moins issus d'une population ayant évolué).  Une jolie occasion pour l'être humain de revoir son approche en matière de contrôle des pestes!




vendredi 24 mai 2013

Une méthode de reproduction ancienne et unique

Parmi, les ptérigotes, c'est le seul insecte à utiliser cette stratégie reproductive.  Zorotypus impolitus, membre de l'ordre des zoraptères, utilise une spermathèque qu'il dépose sur l'abdomen de la femelle et que celle-ci doit ensuite insérer dans son tractus génital.  Le plus étonnant, c'est que l'insecte en soit ne fait que quelques millimètres et que la spermathèque ne fait que 0,1mm.  Mais après avoir disséqué l'objet, des chercheurs ont découvert qu'il contenant un seul gros spermatozoïde faisant 3mm de long, soit environ la taille de la femelle.  L'usage de la fécondation par spermathèque existe chez des espèces plus archaïques  comme les collemboles (spring tails), mais pourquoi la présence d'une seule gamète?  On suppose qu'il puisse s'agir d'une stratégie pour faire compétition aux autres mâles : une fois la cavité remplie, rien ne peut être ajouté!


jeudi 11 avril 2013

Les cigales cycliques : bientôt près de chez vous!

La cigale est un insecte fort surprenant.  En effet, certaines d'entres elles ont un mode de vie cyclique avec émergence des adultes espacée de plusieurs années.  La cigale ayant le cycle le plus long (en fait il pourrait y avoir 3 espèces...) émerge au 17 ans, aux états-unis.  Magicicada septendecim, la cigale aux yeux rouge, un très bel insecte, émergera encore cette année et cette fois-ci, vu les observations qui ont été faites par le passé, elle devrait émerger pour 2013 dans l'état de New-York en grand nombre.  Voilà qui est fort intéressant pour les entomologistes du Québec!

Pour mieux vous informer sur cette espèce, voici un site web intéressant réservé à l'espèce qui pourra vous renseigner sur les endroit à visiter pour voir et surtout entendre ce bel insecte!


mardi 12 février 2013

Télescopage reproductif : vitesse grand V!

Il existe plusieurs modes reproductifs en nature et la plupart du temps, on s'attend à ce qu'il y ait accouplement entre deux individus de sexe différent pour que cela se produise.  Toutefois, il existe de nombreuses exceptions, donc certaines sont particulièrement intéressantes.

Chez Aphis fabae, un puceron qui s'attaque aux fèves noires, la femelle à la capacité de se reproduire par parthénogenèse (c'est-à-dire asexuellement) et ce, à un rythme effarant!  Stephen Jay Gould écrit dans l'un de ses articles "Si tous ses descendants se reproduisaient, une femelle produirait 514 milliards de descendants en un an".  Il arrive en fait que trois générations se développent simultanément, les filles, dans la mère, elle même dans la grand-mère, d'où l'idée de télescopage...


Un autre cas surprenant est celui des mouches cecidomyidées.  Ce sont des diptères formant des galles sur les plantes du fait qu'elles se nourrissent de leurs tissus.  Chez Mycophila speyeri par exemple, la larve femelle qui vit sur des champignons se reproduit par parthénogenèse avant même d'avoir atteint la maturité sexuelle.  Ses descendantes (toute des femelles tant que la nourriture est abondante) se développent à l'intérieur d'elle alors qu'elle est encore au stade larvaire.  En fait, il serait plus précis d'ajouter qu'elle se développent en mangeant ses tissus, ce qui provoque sa mort.  Au final, il en résulte un cycle de vie fortement accéléré et très efficace pour coloniser un milieu riche en ressource.

jeudi 7 février 2013

Un pèlerin peu apprécié!

Le criquet.  Seul, il est surtout apprécié pour son "chant".  En groupe, il peut donner de sérieux mots de têtes à l'homme, dont il détruit littéralement les cultures.  On en parle même dans la bible, tant son pouvoir de destruction est surprenant.  Voici un site qui décrit plusieurs espèces d'Acrididae, dont le criquet pèlerin (Schistocerca gregaria, Forskal).

Les criquets ravageurs - le criquet pèlerin.

Aussi, un lien vidéo qui montre à quel point le phénomène est impressionnant!


Des maison "préfab" pour les fourmis?

Il existe dans le monde des associations symbiotiques tout à fait surprenantes entre des plantes et des fourmis.  Que ce soit avec des cactus du genre Myrmecodia en Australie ou avec des plantes creuses du genre Barteria pour les fourmis tetraponera, il existe toujours un avantage pour les deux partis.  Parfois, la plante possède déjà des tunnels pré-fabriqués pour abriter ses petits partenaires.  Parfois, la plante fournit même du précieux nectar sucré à ses invités.  En change, la fourmi offre généralement une protection très efficace à la plante, soit contre les prédateurs herbivores, soit contre les parasites tels que d'autres insectes, des plantes et des champignons.  Certaines fourmis utilisent même leur acide formique comme herbicide!  Voici donc un exemple de cette formidable coopération :


jeudi 31 janvier 2013

Sélection naturelle : mieux comprise grâce aux insectes

Le phalène du bouleau (Biston betularia) est un papillon fort connu du fait qu'il a permis de mieux comprendre les mécanismes de la sélection naturelle. En effet, pendant la période industrielle anglaise, les individus ayant muté pour prendre une coloration foncée se trouvaient soudainement avantagés lors de leur repos diurne. Comment? Les maisons et les arbres près des usines étant couvertes de suie, les individus foncés devenaient soudain moins visible aux prédateurs, alors que la forme typique plus claire était plus visible et donc plus choisie comme proie!